Ce blog est un blog parmis tant d'autre sur l'adoption ! Il racontera le parcours pour arrivé jusqu'à toi, du début de nos démarches jusqu'à toi petit bou'du bout du monde... N'hésitez pas à participer à ce blog à donner vos avis ou vos opinions, ça nous fera très plaisir. Bonne chance à tous dans vos vies
2 ans, 7 mois, 2 semaines et 3 jours de parcours avant ton arrivé à la maison !

mardi 24 avril 2012

VOYAGE 4 - J-2


Humeur du jour : STRESSÉES !!!!!
Nous sommes speed, à fond, à fond, avec la tête dans le guidon...
Valises, boulot, papiers, préparatifs, organisation, animaux, bref, on a de quoi s'occuper.
C'est marrant, le grand jour approche et on a toujours du mal à réaliser, es ce normal?? On est heureux et tellement impatients.
Pour ma part, j'ai de plus en plus mal à la tête, au bide et je suis à 100 à l'heure. Calou, lui, est plutôt calme et réfléchie. Bon allez, j'ai retourne parce que les valises ne sont toujours pas bouclées (oui oui, je sais, moi et mes valise ;)

lundi 23 avril 2012

VOYAGE 4 - J-3 avant la vie à 3


Et oui, dans 3 jours nous partons retrouver notre loulou.
Comment décrire notre état, ben, impatience, pressée et aussi stressé, angoissé et sur un petit nuage. On a du mal à réaliser que dans quelques jours, notre vie va changer! Nous allons bientôt être,....... Parents...!!

Je suis toujours dans les préparatifs des valises, oui, car pour moi, les valises c'est un challenge, mais bon, je vais y arriver, y a pas de raisons! J'ai pensé aux médocs, aux vêtements chauds et aussi un peu moins, à la nourriture, aux petits jouets, biberons, aux cadeaux, appareils photos et ordi, papiers, bref, je crois que tout y est, mais maintenant, il va falloir peser et c'est là que je pleure...
Calou, lui a bien travaillé, il a fini la pose des lustres de la chambre de bébé mais aussi les barrières de sécurité et il a aussi fini d'installer la baignoire. A notre retour, il devra poser le carrelage et la salle de bain du haut sera utilisable ! Keke a installé le rideau du velux, c'est cool, petit loup va bien dormir!

Allez, encore quelques petites choses à préparer et à faire et hop...
Wouahou, j-3 et nous serons 3 !!

lundi 16 avril 2012

PROCESSUS DE L'ATTACHEMENT

En tant que futurs nouveaux parents, nous voulons ce qu'il y a de meilleur pour notre petit ange et nous voulons faire les choses correctement. Nous savons que nous devons vraiment être très attentif et à l'écoute. L'adoption doit se faire par l'enfant d'une part, mais aussi par nous.
Nous nous renseignons, lisons, étudions bref, nous sommes très studieux !

Qu'es ce que le processus d'attachement dans le contexte d'une parentalité adoptive?
C'est la façon dont l'enfant adopté et ses parents réussissent à faire "prendre la greffe de l'adoption".
On peut dire de l'attachement qu'il est au coeur même du concept de l'adoption dont il est un des challenges.
D'ores et déjà, on peut poser le principe que "l'amour fait beaucoup mais ne suffit pas", et qu'il s'agit plutôt de s'orienter vers l'idée d'une relation qui s'enracine essentiellement dans la confiance.
Quelques idées de base devraient amener les parents adoptants à approfondir leurs connaissances et surtout leur compréhension de leur enfant autour de la notion d'attachement.

Les familles adoptantes racontent souvent qu'il est difficile de trouver la bonne distance face à son enfant adopté. Elles ont peur d'étouffer l'enfant par une trop grande présence ou alors, au contraire, de prolonger le sentiment d'abandon qui l'habite, si elles ne le maternent pas assez. Il existe des moyens tout en douceur pour offrir, à l'enfant adopté, la tendresse, le soin et le bien-être qu'il n'a peut-être pas reçu au début de son existence.

Le "Bagage" affectif d’un enfant

Parler de ce bagage, c’est savoir que le premier besoin d’un tout petit humain repose à la fois sur une nécessité d’ordre physiologique, de contact et de nutrition entre autres. Il existe d’emblée un besoin naturel sensoriel de proximité et d’attachement qui est vital à l’enfant.

Ainsi, les premiers soins qui lui sont donnés, à travers la qualité des échanges corporels, sensoriels et affectifs, mettent en place le système d’attachement de chaque nouveau-né.

C’est comme si le bébé ressentait la façon dont est « coloriée »au plan affectif l’ambiance des soins "maternants" qui lui sont procurés, c’est-à-dire comment il est porté, bercé, nourri, langé. Ce que la personne qui le soigne lui dit, la façon dont elle lui parle, tout ceci contribue à façonner les bases de son système d’attachement.

Si la personne qui s’occupe de lui est stressée, ou indifférente, l’enfant ne reçoit pas de réponse cohérente, rapide et chaleureuse à ses premières demandes ce qui génère chez lui du stress et de l’anxiété.


Ainsi la base de sécurité affective n’est pas innée mais acquise.

C’est la base de cet "accordage" entre la mère (ou la personne nourricière) et l’enfant qui va s’ancrer dans la mémoire émotionnelle du nouveau-né et pré- disposer sa capacité d’attachement à venir.

Selon les réponses qu’il a reçues, le modèle qui s’est imprimé dans le cerveau émotionnel de l’enfant sera ainsi un modèle d’attachement dit secure, insecure, ambivalent ou même anxieux.

Si l’attachement acquis est sécure et serein, l’enfant ira en grandissant vers l’exploration du monde et des autres en confiance. En revanche, si son attachement est ancré sur un modèle anxieux et insécure, il va être plus difficile pour lui d’accorder sa confiance.


L’attachement et l’enfant adopté

On ne peut pas perdre de vue le fait que l’enfant adopté est la plupart du temps un enfant qui a été abandonné.

C’est un enfant qui a connu la rupture de ce premier lien « maternant », et aussi parfois bien d’autres ruptures affectives.

La somme des expériences ainsi vécues avant son adoption en termes de « réponses » à ses besoins, fait de lui l’enfant qui arrive dans sa famille d’adoption et chaque enfant connait une histoire différente.


Traumatisme, ruptures et attachement

Plus l’enfant a vécu longtemps en institution, plus son histoire lui a procuré de ruptures affectives successives, plus difficile sera pour lui de faire confiance à ses parents adoptifs.

Il faut du temps à l’enfant qui n’est pas certain d’entrée de jeu qu’eux-aussi ne vont pas à leur tour le lâcher.

L’enfant qui, en revanche, n’a pas été trop "balloté" et qui a acquis la capacité de s’attacher à une nounou par exemple, a intégré, si on peut dire, dans sa mémoire émotionnelle un "logiciel" d’attachement dont il a plus de facilité à reproduire le modèle.

Il donne plus facilement sa confiance.

Pour les futurs parents, l’idéal est d’essayer bien sûr de savoir le plus de choses possibles sur l’histoire de leur enfant avant son adoption pour mieux appréhender ses besoins et ses attentes au plan affectif.


Le stade du développement psycho-affectif de l’enfant

L’enfant traverse différents stades au cours de son développement, et l’âge que l’enfant a au moment de son adoption n’est pas non plus sans incidence sur les modalités de son attachement.

De manière un peu rapide et schématique, on peut dire que :

- Avant sept ou huit mois, l’enfant s’attache assez facilement la plupart du temps à la personne qui lui prodigue des soins et du bien-être affectif. (Mais très peu d’enfants de cet âge sont proposés à l’adoption internationale.)

- A partir de l’âge de huit mois et jusqu’à trois ans environ, l’enfant, même s’il a été préparé en institution, ne comprend pas vraiment ce qui lui arrive et, dans bien des cas, il ne dispose même pas encore du langage, ou s’il parle, ses parents adoptifs ne parlent pas sa langue maternelle. Il ne comprend pas ce que son adoption représente en termes de nouveauté et de changement. Il perd tous ses repères. C’est une période délicate pour un nouage des liens serein.

- Les enfants dits "grands" : Certains sont tout prêts à se laisser entourer d’affection, d’autres pas.

Il arrive que des enfants ne soient pas adoptables au plan psychique : ils « n’adoptent pas » leurs parents et refusent de se laisser adopter par eux. Ceci est en lien avec ce qu’ils ont vécu avant leur adoption qui engage leur capacité à faire confiance ou non aux adultes .


Les attentes des parents


L’attachement concerne autant les parents que l’enfant.

L’enfant qui arrive "pour de vrai" dans la famille réactive les positions de chacun autour de tout ce qui touche la capacité de séparation, de détachement.

L’arrivée de l’enfant réactive les traces de la propre histoire infantile des parents, par une sorte d’effet en "écho". Les enfants ont le pouvoir de "déterrer" les traces du passé de leurs parents. Pour cette raison, il est important que les parents soient bien au clair avec leur passé. A travers le retour sur leur propre histoire infantile, chacun aura a cœur de se représenter ce que signifie la notion de famille, de père, de mère, d’enfant et ainsi quelle place est assignée à chacun.

La procédure d’obtention de l’agrément conduit les adoptants à élaborer ces réflexions sur leur projet de parentalité.


Les difficultés d’attachement


L’attachement parent-enfant ne s’organise pas de façon miraculeuse du jour au lendemain : Il faut du temps pour s’habituer les uns aux autres et parfois même un an.


Le comportement de l’enfant est en certains cas surprenant :

L’enfant dit "Velcro" : L’enfant est très anxieux, incapable de se représenter avec sérénité le fait que le parent absent un court instant va revenir. Il a du mal à penser la notion de "permanence affective". Pour se rassurer, il s’accroche désespérément à sa mère (ou son père) et refuse de lâcher prise, fusse pour cinq minutes.

L’enfant dit "Téflon" : L’enfant ne semble pas s’intéresser plus particulièrement à ses parents qu’à d’autres personnes. Il tend les bras à tout le monde et ne soutient pas le regard mais l’évite. Il refuse de s’attacher car en réalité, il se tient comme prêt à repartir. S’attacher, pour lui, c’est dangereux, c’est prendre le risque de souffrir à nouveau peut-être.

L’enfant "En colère" : Il s’exprime ses craintes à travers un comportement de colère, de fuite. La colère va vers tout le monde, y compris et surtout la mère adoptive qui remplace la mère biologique "abandonnante".


Que conseiller aux parents adoptants ?


Faire preuve de solidité, de disponibilité, d’empathie. Se mettre le plus possible à la place de l’enfant.

Il faut toujours avoir à l’esprit que le moment de la rencontre est souvent pour l’enfant un choc auquel il n’est pas vraiment préparé, à l’inverse de ses parents qui ne pensent qu’à ça.

L’enfant fait parfois comme un défi à ses parents à travers ses troubles comportementaux (opposition, retrait, etc). Il n’a pas confiance, comme s’il devait s’engager désormais sur un "pont" de la solidité duquel il n’est pas sûr. Vont-ils l’aimer "malgré tout" ?

La notion de TEMPS est primordiale dans la possibilité de "faire l’accordage" entre enfant et parents, pour restaurer le sentiment de sécurité dont il a tant besoin. Il faut un temps d’apprivoisement et à peu près six à douze mois pour que s’installe la relation de confiance.

Eviter de démultiplier les figures d’attachement nouvelles et ne pas mettre l’enfant tout de suite en nourrice, en garderie, en crèche ou à l’école ce qu’il pourrait vivre comme une nouvelle brisure dans sa vie.

Ne pas retourner travailler tout de suite, prendre un congé ou s’il s’agit d’un couple, un congé en alternance (se renseigner sur les possibilités qui sont offertes.)

Laisser l’enfant s’habituer aux nouveaux endroits, mode de vie, odeurs, couleurs, personnes qu’il rencontre.

Ne pas montrer l’enfant comme un objet à la famille élargie ou à l’entourage. Accepter ses comportements régressifs et difficiles (dormir avec vous, ne pas vous lâcher, ne pas vous perdre de vue ……) Ne pas le laisser pour partir en Week End ou en vacances sans lui trop rapidement.


Cela veut dire aussi du côté des parents :

- Ne pas s’affoler si on ne se sent pas tout de suite "en coup de foudre" avec l’enfant, sa peau, son odeur, son corps)….Se donner le temps de connaitre cette étrangeté qu’il peut apporter avec lui et qui fait différence avant de l’intégrer, ne pas se culpabiliser si une sorte de "babie blue" s’installe chez la maman (et qui peut être tout à fait "légitime").

- "Travailler" avec l’enfant à le RE – SENSORIALISER et le RE – SECURISER, ce qui consiste à lui apprendre à exprimer ses émotions, en lui permettant ainsi de différencier l’émotion qu’il ressent de sa personne toute entière.


Les troubles graves et durables de l’attachement


C’est un diagnostic qu’il ne faut jamais poser avec hâte.

Il serait dangereux en effet de taxer trop rapidement de trouble de l’attachement certain comportement d’opposabilité de l’enfant, presque normal, ou au contraire de passer à côté d’une pathologie grave mais distincte. Très peu d’enfants "n’acceptent" jamais d’être adoptés. Très peu sont dans l’incapacité ou le refus absolu de s’attacher même s’ils mettent leurs parents dans une situation d’impuissance et leur capacité de résistance à rude épreuve. Il arrive cependant dans des cas extrêmes que malgré les efforts des parents, certains enfants ne veulent pas accorder à la relation la confiance qui pourrait permettre l’attachement. Certains enfants ont vécu dans des orphelinats dépourvus totalement de soins affectifs, et leur carences sont telles que d’une façon pathologique, ils échappent à la constitution d’un lien affectif. Pour eux, l’adulte est perçu de façon définitive comme peu fiable et dangereux. La société et l’environnement en général sont perçus comme dangereux. Ils pensent que leur situation d’adopté est instable ; Ils manifesteront leurs angoisses et le trouble de leur personnalité à travers divers passages à l’acte du type, morsure, vol, mensonge, fuite, ou à un degré moindre et pour les plus jeunes : troubles du sommeil, de l’alimentation. Enurésie, psycho somatisation sous diverses formes. Ces situations impliquent pour les adoptants de ne pas ressentir de culpabilité et d’accepter d’aller consulter les professionnels de santé spécialistes de l’adoption.



vendredi 13 avril 2012

VOYAGE 4 - Préparatif 2


Voici les dernières nouvelles, le temps semble si long...
J'ai réservé les vols, pas facile, c'est une période chargée ou beaucoup de Russes viennent en vacances en France car ils ont, comme nous, des jours fériés et en profitent !! Pas de chance, du coup, ce fut la galère pour trouver des vols pas trop chers et pas complets !! Mais bon, ça c'est fait. J'ai également réservé l'hôtel à Moscou près de l'ambassade de France. Le prix est correcte, il y a même une cuisine en commun et ils prêtent un lit pour bébé. Ils viennent également nous chercher à l'aéroport et nous ramènent et proposent aussi de visites touristiques de Moscou, pourquoi pas !! Notre contact a réservé pour nous l'hôtel à Perm comme d'habitude.
Du côté préparatifs chambre, ça y est, tout est OK.
Il nous reste maintenant à préparer les valises et à acheter nourritures, pharmacie et hygiène pour bébé...
Nous partons le 25 avril et espérons revenir le 04 mai (si tout se passe bien...)


jeudi 29 mars 2012

VOYAGE 4 - Préparatif 1


Pour ce dernier voyage, il y a quand même moins de stress !!
Depuis notre retour, nous avons du mal à réaliser et nous sommes tellement impatients de repartir chercher notre petit bout.
Le faite d'être passé par une période de stress intense, de course aux papiers, de peurs et de doutes, d'avoir été en continue connecté à notre projet, on dormait, respirait, vivait que pour ça, et bien aujourd'hui, il nous semble que c'est trop calme !!!!
Pas que cela ne nous fasse pas un peu de bien, oh non, c'est appréciable, c'est plutôt que l'on se sent inutile et le faite de devoir attendre s'en rien faire, et bien, c'est fatiguant !
Nous nous sommes tellement battu, débattu pour en arriver là et aujourd'hui, on ne peut rien faire pour avancer et faire bouger les choses, 30 jours, c'est 30 jours,...
Nous avons quand même quelques petites choses à prévoir, quand je dis rien à faire c'est pour faire avancer le temps ;)
Je dois maintenant réserver les vols, trouver un hôtel sur Moscou et réserver, constituer le dossier pour la demande de visa et puis, prévoir nos bagages. L'avantage de ce prochain voyage, c'est que nous n'avons pas de demande de visas à faire pour nous et nous ne sommes donc pas obligé d'aller au consulat à Paris !!! youpi!!
Nous avons aussi quelques petites choses à finir dans la chambre du p'tit loup et aussi acheter quelques petits choses comme, siège auto, biberons, couches, bref, cette partie la c'est que du bonheur ! Je dois aussi prévoir pour quand on sera à l'hôtel, des compotes, soupes, euh quoi d'autre en faite, s'en sait trop rien, je demanderai au copines, et puis il y a les vêtements, il faut pas qu'il attrape froid !
Allez, hop hop hop, on garde le rythme...

mardi 20 mars 2012

Elle a dit "DA"


C'est avec beaucoup d'émotion que j'écris ce message.
Nous revenons tout juste du jugement. Après plusieurs semaines de courses, de stress, d'angoisses et de peurs, nous avons passé avec succès ce moment qui nous stressait tant !!
Après une préparation avec notre contact et plusieurs jours d'entrainement à répéter dans notre chambre, nous étions fin prêts ce matin. Très stressés et super angoissés mais prêts !
Notre contact nous avez dit que nous aurions LA juge sévère, (m... fallait que ça tombe sur nous !!)
elle est pointilleuse, elle pose des tonnez de questions et peut être très stricte. Nous étions donc encore plus stressés d'y aller (merci!!).

Nous sommes arrivé à l'entrée du tribunal vers 13h45, on vide notre sac, présente notre passeport, on passe par les vestiaires déposer nos manteaux et on monte au 2ème étage. On rentre dans une salle, pas très grande, il y a au fond trois grands sièges noir avec un bureau devant (juge), devant deux bureaux disposé l'un en face de l'autre (procureur et greffier), puis des sièges tout le long du mur au fond (notre traductrice, moi et mon mari et l'assistante social).
A 14h00 précise, la juge rentre, on se lève.
Elle commence par expliquer pourquoi nous sommes là et demande à l’interprète de se présenter et de jurer qu'elle ne nous connait pas.

Puis elle demande au demandeur (Pascal) de se présenter, il se lève et répond aux questions, nom prénoms, date et lieu de naissance, formation, habitation, travail. Puis c'est à mon tour, même questions. Pour le moment, c'est plutôt simple et tout va bien. Elle n'a pas l'air si méchante que ça!!!! Puis elle nous explique nos droits et devoirs, si on a des choses à rajouter et si on est toujours sur de notre décision. Ben évidement qu'on est sur !!

Puis elle nous demande si on a des choses à rajouter pour appuyer notre demande. Elle s'adresse au demandeur. Voilà le moment, tant attendu par Calou... Il prend donc la parole, il se présente et commence à parler de notre parcours, notre vie et nos espoirs. Il parle du diagnostic médical de l'enfant et de nos rencontres. Puis la juge lui pose des questions sur la maison, nos revenus, la procureur lui pose également quelques questions à son tour, sur ces loisirs, son métier et son emploi du temps.Pascal lui propose de regarder l'album de nos rencontres (ouf je croyais qu'il avait oublié). La juge a l'aire contente et très attentive.
Elle conclue et me demande à mon tour si j'ai des choses à rajouter. Je me lève et commence par raconter nos rencontres avec notre petit bout. Les moments d'échange, de jeux, de repas, je lui raconte comment nous avons préparé la chambre et la maison, elle a l'air réceptive au faite que nous avons sécurisé la maison (cool un bon point ;) ).
C'est la fin de notre prestation, elle continue en reprenant une page après page de notre dossier. Cela dure un petit moment, l’interprète nous traduit au fur et à mesure. Puis la procureur donne son avis et fait son petit speech, c'est ok pour elle (cool, elle avait pourtant pas l'air aimable !)
puis, la juge demande à l'assistante social de présenter le dossier à son tours, elle reprend et explique tout depuis le début de la vie de notre petit bonhomme, sa santé, son dossier social et familiale, les conditions d'adoption, bref, elle aussi est d'accord pour l'adoption par nous, les époux Français ;)

Super, la pression descend d'un cran !! La juge reprend la parole, elle s'adresse à Pascal, oups, qu'es ce qui ce passe, c'était pas prévu ça !!!
En faite, elle lui repose une question, mais rien de grave, pff, elle est pas bien de nous faire des peurs pareils !! Elle nous annonce maintenant qu'elle va délibérer, elle se lève et sort de la pièce. Les autres personnes, procureur, greffier sortent également. Bon ben, y a plus qu'à attendre.
Notre avocate rentre nous voir, elle est souriante et contente, pas de panique, attendons la fin (ça c'est notre côté superstitieux).
L'assistante social parle avec notre avocate et l'interprète, elle qui paraissait peu aimable et fermée et en faite très gentille et regarde l'album photos en souriant, elle nous demande si elle peut prendre une photo; évidement avec plaisir !
Nous attendons environ 30 minutes, puis la juge revient, elle se remet derrière son grand bureau et commence son discours. Pour résumer, elle a dit "DA" !!!!!!!!!
Pascal et moi nous nous regardons, ça y est, nous sommes parents, pas facile de réaliser en cet instant.
La juge s'approche de nous, son visage a changé, elle est tout sourire et nous parle très très gentillement, elle nous souhaite beaucoup de bonheur et pleins de belles choses. Elle trouve que notre petit bébé est très beau et qu'il ressemble à son papa (là on rigole beaucoup), elle nous demande de bien prendre soin de lui et d'être de bons parents. A la fin, nous lui offrons les fleurs et là elle est enchantée, vraiment très contente et nous remercie vivement. Elle nous demande de revenir chercher notre fils rapidement car elle dit qu'en avril, les enfants sont plus malade à cause du climat. Trop drôle, mais on peut par revenir avant 30 jours!!!!
C'est un moment qui restera gravé dans nos coeurs et que nous n’oublierons jamais.
Maintenant, encore 30 jours de patience, et après....




Le stress


Nous avons mal dormis, normal, nous n'avons pas beaucoup déjeuné. Pas facile de manger quand on a un noeud à l'estomac et la gorge serrée.
Nous remontons dans la chambre, je prend ma douche, me prépare tranquillement, Pascal lui, consciencieux, révise ses notes.

Nous avons rendez-vous dans le hall à 12h30, il est 11h00, nous sommes dans les temps, Pascal décide d'aller prendre à son tours sa douche et là....
Catastrophe, ce n'est pas de l'eau qui coule mais, on sait pas trop en faite, mais il n'a pas envie de mettre un doigts de pied dans cette eau marron rouille !!!
Voyez par vous-même :

Là, on se dit que la journée commence mal, Il faut qu'il se rase au moins !! Qu'es ce qu'on fait, je demande alors à une femme de ménage si elle peut venir voir !! Elle ne comprend pas, nous lui montrons l'eau qui coule dans la douche, elle est désolée et comprend maintenant, elle va dans le couloir et ramène son chariot. Elle commence à faire le ménage, mais non,!!!on voulait pas qu'elle fasse le ménage, elle nettoie pendant 15 bonnes minutes, puis elle nous explique (enfin on comprend qu'elle ne peut rien faire d'autre que c'est général !!!)
Pascal lui demande donc si elle peut lui donner une bonbonne d'eau du distributeur d'eau du couloir. Elle rigole mais lui donne gentillement. Bon, c'est pas tout ça mais l'heure tourne. Avec difficulté et non sans mal, il arrive à se lavé et à se raser. Bon, elle est un peu froide mais bon, c'est déja ça !!